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RUSH
ROUEN

Edito

L’EDITION 2019 VUE PAR CHLOE

"J’étais très flattée de cette proposition du festival Rush, je sais qu’ils suivent et connaissent mon travail depuis longtemps et c’est ce qui m’a motivé à accepter leur invitation comme curatrice. Je me suis engagée dans un travail d’équipe, et dès notre premier rendez-vous sur place, je leur ai parlé de la thématique de l’espace au sens large du terme. Déjà parce que le festival se tient sur une presqu’île, on ne sait pas trop où on est, on a l’impression d’être sur une terre inconnue à explorer, et ça m’inspire beaucoup. Ça fait étrangement écho à la pochette de mon dernier album « Endless Revisions » réalisée par la photographe Noémie Goudal, qui place des éléments architecturaux dans des lieux un peu fantomatiques, créant une ambiance qui se situe entre la fiction et la réalité. La notion d’espace a toujours nourri mon travail. Quand j’étais enfant, dans les 80’s, mon père me faisait lire cet ouvrage de vulgarisation qui s’appelait « Cosmos », toutes ces choses énigmatiques, pour moi qui suis nulle en math, me fascinaient. J’écoute beaucoup de podcasts qui abordent ces thématiques, pour moi ceux qui étudient l’espace aujourd’hui sont les nouveaux philosophes. Mais l’espace c’est beaucoup de choses, c’est une composante essentielle dans mon processus de composition, c’est une forme de respiration, c’est aussi réfléchir à la place du silence dans la musique. Je viens de la culture club, et en discothèque, forcément, j’émets une musique fonctionnelle quand je mixe. J’adore l’espace du dancefloor, mais j’aime aussi en sortir, aller jouer dans d’autres lieux où je m’adapte à l’espace, je réfléchis en termes de sensibilité à ce que je peux apporter et faire découvrir. Je suis très excitée par l’espace de liberté que me propose le festival Rush décliné sur trois jours."

Chloé, propos recueillis par Patrick Thévenin

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